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Affichage des articles du juin, 2015

Z comme Zinalewsky

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Depuis quelques mois déjà, et comme j'ai eu l'occasion de l'évoquer dans #1J1P, j'annote quotidiennement [sauf durant le #ChallengeAZ] les fiches des Mosellans morts pour la France sur le site Mémoire des hommes. En principe, je recherche tous les Poilus nés le jour où je réalise l'indexation. Ainsi, le 7 janvier 2015, j'ai retenu la fiche de Paul Zinalewsky, né le 7 janvier 1887 à Audun-le-Tiche.
#1J1P Paul #ZINALEWSKY, né le 07-01-1887 à #AudunleTiche (57390) et #MPLF le 07-08-1917 à #Ève (60330) http://t.co/3uY9dexVNg — Sandrine Heiser (@tokenheiser) 7 Janvier 2015
Au delà de la satisfaction personnelle de permettre au plus grand nombre d'accéder plus facilement à cette base... l'indexation collaborative crée une certaine frustration, car il n'est pas toujours possible d'approfondir les recherches...


Alors, histoire de me déculpabiliser d'avoir trahi la cause au mois de juin... je vais essayer de formaliser dans ce billet ma méthode de tr…

Y comme Yd... Votre ancêtre était... officier général !

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En annotant les fiches des Mosellans sur la base de données des « Morts pour la France » j'ai d'abord cru à un bug : 900 #MPLF + 83 #NMPLF équivalait à 984 résultats ! C'était sans compter sur le général Micheler... le non statué !

Mourir ou ne pas mourir... pour la France ? Les Mosellans dans la Grande Guerre
Le général Micheler est-il mort ou non mort pour la France ?

Décédé le 15 août 1917 à Lyon, Frédéric Henry Micheler est-il mort ou non mort pour la France ? Pour essayer de comprendre la raison de ce flou... j'ai consulté le dossier du général Micheler, conservé par le Service historique de la Défense (SHD) à Vincennes sous la cote GR 9 Yd 554. 
A priori, sur la couverture, la mention « Mort pour la France » semble avoir été attribuée. Mais qu'en est-il réellement ?

Frédéric Henry Micheler est né le 1er mai 1852 à Phalsbourg [arrondissement de Sarrebourg] dans l’ancien département de la Meurthe, dont le nord-est a été annexé en 1871. Il a opté pour la nationali…

X comme eXhumations

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Inhumé comme inconnu au cimetière du Bois-le-Prêtre, le corps du soldat Daulier a été finalement exhumé et identifié grâce à sa plaque matricule avant d’être transféré au cimetière du Pétant à Montauville le 21 juillet 1926.
Officiellement, les recherches se terminèrent en 1936 et à ce jour, de nombreux soldats tués lors de la Grande Guerre n’ont toujours pas de sépulture connue... Ce qui explique mon interrogation à la lettre T de ce challenge. Dans les nécropoles nationales, les corps identifiés bénéficient d'une sépulture particulière, les ossuaires recevant les restes non reconnus.
Qu’est ce qu’un disparu ? Est-ce que ça se retrouve, un disparu ?

C'est la question à laquelle cherche à répondre Bertrand Tavernier dans son magnifique film La Vie est rien d'autre sorti en 1989. Philippe Noiret y joue le commandant Dellaplane chargé de recenser les soldats disparus deux ans après la fin de la Première Guerre mondiale.


Bande-annonce : La Vie et rien d'autre - VFpar Prem…

W comme Wagner

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Lors du challenge 2014, j'avais constaté que je privilégiais dans mes recherches les sept premières générations... théoriquement dans l'optique de pouvoir accumuler une documentation conséquente !

Mais, à y regarder de plus près, les choses ne sont pas si évidentes pour la première moitié du XIXe siècle.

Grâce aux photos de mariages... et aux tombes... les visages et les patronymes de mes sosas n° 16 à 31 me semblent familiers. Pourtant, dès la 6e génération, tout se complique ! Plus d'image... ni de noms gravés dans la pierre ! Alors comment faire ?

Nés entre 1802 et 1830, je sais très peu de chose sur mes sosas n° 32 à 63. J'aurais notamment voulu en savoir un peu plus sur Françoise Wagner, mon sosa n° 57.

Pour son fils, Jean-Georges Thiel, époux de Marie Touba, je retrouve les informations principales sur la tombe familiale à Cappel.


Quelles sources me permettraient d'en savoir plus sur Françoise ?
Après une première recherche rapide sur Geneanet, je ne trouve q…

V comme Vive les mariés

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Je n’identifierais quasiment aucun de mes ancêtres sans les précieuses photographies prises lors des mariages ! Alors je dis, Vive les mariés... sans qui mon arbre généalogique serait une accumulation de dates, sans aucun visage à partir de la 4e génération !
Le 18 avril dernier nous avons traversé une partie de la France, pour nous rendre en Aquitaine, à Sault-de-Navailles, au mariage de ma nièce. Pour ma cadette, âgée de 10 ans, c'était une première... et en plus il s'agissait de sa marraine. Bref, l'émotion était à son comble. Se marier dans un château... ce n'est pas rien... mais en Landes Chalosse c'est encore mieux !

Depuis la communion de mon aînée en 2007, aucune occasion n'avait permis de réunir ma mère et ses quatre petits-enfants.  Et je ne parviens toujours pas à m’expliquer comment j'ai pu loupé la photo...

Incroyable ! Heureusement, le photographe officiel a immortalisé ce beau moment. Les occasions sont d'autant plus rares que l’aîné des…

U comme Un Jour - un Poilu

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A priori... je ne dois pas être la seule à avoir choisi d'évoquer 1 Jour – 1 Poilu à la lettre U de ce challenge... Car, plus on est de fous, plus on indexe... C'est bien connu !

Et de fait, les grands esprits se rencontrent !
Indexations sur Mémoire des Hommes : 401 fiches transcrites/jour cette semaine (estimatif) CC #1J1P#1GMpic.twitter.com/OHVtPZ1fXr — 1 Jour - 1 Poilu (@1J1Poilu) 19 Juin 2015
On sent par ailleurs un léger fléchissement... vraisemblablement du au fait qu'il est difficile humainement de relever deux défis à la fois... et que certains [dont je fais partie] ont déserté l'indexation collaborative sur Mémoire des Hommes pour se consacrer en juin au #ChallengeAZ !

.@1J1Poilu Trop tard ! Mais je dévoile tout de même une lettre. Ce sera U comme Un Jour - un Poilu #1J1P#ChallengeAZhttp://t.co/HwOzTv3wg1 — Sandrine Heiser (@tokenheiser) 26 Mai 2015 Tout comme le challenge AZ, 1 Jour – 1 Poilu est un défi, initié et animé avec brio par Jean-Michel Gilot sur T…

T comme Torloting

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Le 15 juin dernier, lors des Conférences des Généalogiques, je me suis vue contrainte de dévoiler ma lettre T ! Mais heureusement, les twittos dans la salle sont restés discrets... #Genealogiques2015 et #ChallengeAZ Sandrine @tokenheiser a dévoilé son T mais chut! On dira rien ☺ — guepier92 (@guepier92) 15 Juin 2015
Il s'agissait d'illustrer à partir d'une histoire familiale, le sort des soldats lorrains morts sous l'uniforme allemand. J'ai donc choisi d'évoquer mon arrière-grand-oncle Christophe Torloting (au centre ci-dessous).

Mourir ou ne pas mourir... pour la France ? Les Mosellans dans la Grande Guerre

Sur le monument aux morts de Cappel, érigé par la commune pour ses morts de la guerre, neuf noms sont mentionnés pour 1914-1918, par ordre chronologique :  1914 : Jacques Weissgerber, Jean Gouth, et Nicolas Reiff ;
1915 : Michel Thiry et Georges Jacob ;
1916 : Joseph Touba ;
1917 : Christophe Torloting ;
1918 : Paul Thiry et Émile Muller. À une coquille près, ce …

S comme SAMHA

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En 2012, dans Vos ancêtres à travers les archives militaires, nous avions dédié une page à « Votre ancêtre a été... blessé ou malade en service », en renvoyant principalement au cadre de classement des archives conservées à Limoges. 

C'est pourquoi, j'ai été particulièrement heureuse de pouvoir publier dans le cadre de ma première collaboration avec La Revue française de généalogie un article plus détaillé sur les documents méconnus conservés par le Service des archives médicales et hospitalières des armées (SAMHA).

Dans Q comme Quarante-six C, j'ai principalement évoqué les sources conservées par le SAMHA et produites dans les formations de l'avant pendant les périodes de guerre. Mais les archives médicales sont bien plus riches !


S comme #SAMHA...Une photo publiée par Sandrine Heiser (@tokenheiser) le 12 Juin 2015 à 12h12 PDT
Le SAMHA conserve en effet les dossiers médicaux de plus de cinq ans des patients (militaires mais également civils) accueillis dans les hôpitaux e…

R comme #RWEB1418

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Les 10 et 11 avril 2015, les Rencontres du web 14-18 ont permis d'aborder les commémorations de la Grande Guerre sous l'angle du numérique, pour le plus grand plaisir des historiens, des archivistes, des généalogistes et des twittos qui s'y sont croisés... en chair et en os !

Comme l'a souligné @jospehzimet dans son propos introductif, le Centenaire a été un accélérateur et un catalyseur [...] des pratiques et des instruments nouveaux ont émergés  [...] des pratiques qui se sont exprimées sur le web [...] des blogs, des forums, des sociabilités nouvelles sur les réseaux sociaux [...] une nouvelle façon de commémorer 1914-1918 !



Où se rencontrent les twittos dans la vraie vie [#IRL] ?
Ces rencontres étaient bien nommées... car elles ont été - pour toutes celles et ceux qui ont eu la chance d'y participer - l'occasion de voir ou de revoir des passionnés de la Grande Guerre... qui échangent activement sur Twitter. J'y ai retrouvé :
d'anciennes connaissance…

Q comme Quarante-six C « 46C »

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Qui a eu la chance de visiter le Service des archives médicales hospitalières des armées (SAMHA), a forcément en mémoire la collection des bulletins « 46C »... précieux sésame permettant de faciliter les recherches dans le fonds de la Grande Guerre, mais pas seulement !

Quels types d’informations trouve-t-on dans les archives médicales hospitalières ?
Le bulletin individuel « 46C » est un modèle particulier de documents, de type médico-administratifs, issu du carnet carbone du même nom... Il est utilisé à partir du dernier trimestre 1916 pour le suivi des évacuations et des transferts de patients.
Ces documents permettent de connaître l’identité du soldat, les dates du séjour, le mode d’entrée dans la formation sanitaire, le diagnostic d’entrée et son origine, le diagnostic et le mode de sortie, mais également le cas échéant l’adresse de la famille.

À partir d'octobre 1916, un fichier général des hospitalisés dans les formations de l'avant renvoie aux bulletins « 46C ». Théor…

P comme Porquerolles

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Je n'ai pas encore totalement abandonné mon projet généalogique relatif à Porquerolles... la plus occidentale des trois îles d'Hyères. Tout sur cette île rappelle la présence de l'armée, des fortifications au centre de vacances Igesa en passant par l'église Sainte-Anne... une oeuvre du Génie militaire !
Les sources conservées par le Service historique de la Défense sont nombreuses et extrêmement variées. On y trouve par exemple le registre matricule des sous-officiers et du personnel de la prison de Porquerolles, mais également le registre des condamnés... détenus au fort de la Licastre devenu l’Alycastre (SHD, GR 13 J 1309).


Votre ancêtre était une femme... à travers les archives militaires !
L'été dernier, j'ai mis à profit mes vacances à Porquerolles pour photographier le monument aux morts érigé dans le cimetière et publier le relevé des noms sur Geneanet.

J'ai également voulu en savoir un peu plus sur le soldat-sculpteur qui a réalisé les quatorze stat…

O comme ONAC-VG

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Crée en 1916, l’Office national des mutilés et réformés de la guerre... devenu Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) est un établissement public d'État, qui soutient plus de trois millions de ressortissants.

Il n'existe pas de forclusion pour les demandes d'attribution de la mention « Mort pour la France » et toute personne physique ou morale ayant un motif d'agir est susceptible de faire les démarches.
#1GM A savoir: on peut toujours faire reconnaitre la mention Mort pour la France aujourd'hui par l'ONAC cc @Stbslam@1J1Poilu — guepier92 (@guepier92) 7 Mars 2015 Aujourd'hui, les demandes sont instruites par le département reconnaissance et réparation de l'office national des anciens combattants et victimes de guerre de Caen (BP 552, 14037 CAEN CEDEX).


Vers un Panthéon numérique des "Morts pour la France"
Seule l'autorité militaire ou administrative est habilitée à accorder ou refuser la mention. Encore faut…

N comme Non morts pour la France

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« Il y a morts et morts ! » comme le rappelle Gilles Vauclair dans son excellent ouvrage récemment paru aux Éditions Sutton et intitulé : Mort au combat ! Le sort des soldats tués pendant la Grande Guerre. 
Avec cette étude, l'auteur « fait un point pratiquement complet de la question des morts au combat, comprise au sens large ».
Quelle différence peut-il y avoir entre un mort et un mort ?
Longtemps absents du site Mémoire des Hommes, les « Non Mort pour la France » sont désormais accessibles en ligne et c'est une excellente chose ! « À l’occasion du 11 novembre 2014 et dans le cadre du centenaire du conflit, la direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives met également à disposition les 95 000 fiches des soldats n’ayant pas obtenu la mention et composant le reste du fichier général. Ces fiches correspondent en partie à des cas non instruits pour l’obtention de la mention. » La base de données offre depuis le début de l'année la possibilité de trier par catégorie…

M comme Monuments commémoratifs

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Érigés en masse au lendemain de la Première Guerre mondiale, les monuments commémoratifs avaient certes pour objectif de glorifier les héros morts pour la patrie mais aussi et surtout d'honorer leur mémoire. Ils étaient là pour faire le lien avec les générations futures, et, de fait, continuent à jouer ce rôle. Les jeunes participent aux hommages rendus, notamment au très symbolique ravivage de la Flamme du Souvenir à l'Arc de Triomphe.
Les nombreux projets d'indexation et d'annotation collaborative témoignent de l'actualité des monuments aux morts... ancrés dans le paysage local ! La base de données des monuments aux morts de France et Belgique développée par l’université de Lille 3 et labellisée par la mission du Centenaire en est un très bon exemple. Le documentaire réalisé en 2014 par le CNRS en est un autre ! Il aborde notamment la question des monuments aux morts d'Alsace-Lorraine.
Pourquoi les monuments de Moselle se distinguent-ils de ceux de la France…

L comme Loupershouse

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Peu de temps avant de nous quitter, mon père s'était rendu au cimetière de Loupershouse, à la recherche de la tombe de ses arrières-grands-parents, Jean Mertz et Élisabeth Lang...  mais sans succès !

Mais où ont bien pu être inhumés mes AAGP ?
Cette question me turlupine d'autant plus que Jean Mertz est le seul de mes ancêtres pour lequel j'ai pu retrouver des informations dans les fonds du Service historique de la Défense.
Incorporé à compter du 29 mars 1855, il a participé à la fin de la campagne de Crimée et au siège de Sébastopol. À ce titre, Jean Mertz a été décoré de la médaille de S. M. la reine d'Angleterre. Soldat au 3e escadron du train, il est libéré définitivement en 1861, l'année de son mariage avec Élisabeth Lang.

Jean Mertz est mort à 60 ans à Loupershouse le 12 janvier 1895 durant l'annexion de la Moselle. Comme pour son épouse décédée six ans plus tard et à peine plus âgée (63 ans), les actes de décès ont été établis en allemand. 
Lors du chal…