lundi 30 juin 2014

Z comme Zinzin(g)

Pour répondre à la question posée le 16 juin par Mélanie et relayée par Sophie Boudarel, je propose une solution alternative... Il faut être zinzin ! 
Z comme Zinzin(g)... car il faut lêtre un peu pour sattaquer à un tel challenge sans y être préparé ! Mais cest aussi une référence à « Oscar », le film préféré de mes filles, où Louis de Funès excelle...

  

Le 31 juillet prochain, nous célèbrerons le centenaire de sa naissance... qui coïncide avec la mort de Jaurès.  Si vous souhaitez en savoir plus sur les Commémorations nationales, suivez le compte Twitter des Archives de France et le mot-dièse #Commemo14  pour les anniversaires de 2014. 
 

C'est enfin, un dernier clin d’œil à mes ancêtres originaires de Moselle, où les noms des communes ont été pensés rien que pour ce ChallengeAZ !

Panneau Zinzing à l'entrée du lieu-dit en venant dHessling
Daprès mes recherches sur Internet, Georges Heiser et son épouse Marie Anne Müller descendraient tous les deux de Hans Wiry, né à laube du XVIIe siècle à Zinzing, ancien hameau de la commune d'Alsting, partiellement détruit pendant la guerre de Trente Ans.
 
Liste de descendance de Hans Wiry
Et pour conclure, je souhaite féliciter tous les participants, car je suis à présent en mesure d'apprécier tout le travail - et le stress - que cela représente, et, remercier chaleureusement La gazette des ancêtres qui nous offre cette très belle opportunité de rendre hommage à nos ancêtres... tout en confrontant nos expériences et nos histoires familiales.

samedi 28 juin 2014

Y comme Yonne

En 2010, j'avais envisagé un temps de consacrer mon Master 2 en technologies numériques à la réalisation d’un modèle XML, afin de définir un ensemble de règles applicables aux pièces matricules(1), pour faciliter l’interopérabilité des données dans le cadre du protocole OAI-PMH. Mais, il y a quatre ans, cette question ne semblait pas pouvoir déboucher rapidement sur un projet concret !

En autorisant la mise en ligne et l’indexation, par les Archives départementales et les Archives nationales d’outre-mer, des registres matricules du recrutement militaire jusqu’à la classe 1921, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a ouvert la voie aux Poilus sur internet... en les plaçant au cœur du dispositif des commémorations du Centenaire(2).

Page d'accueil des Archives départementales de l'Yonne

Lorsqu'en janvier dernier j'ai écrit « Il faut commémorer le soldat Daulier "Mort pour la France" », le département de l’Yonne faisait partie de la vingtaine de sites d’archives qui avait mis en ligne les fiches matricules de la période de la Grande Guerre... Six mois plus tard, de plus en plus de départements ont publié sur internet ces précieuses ressources (Voir La carte de France des registres matricules en ligne sur GénéInfos).

En effet, le registre matricule est la principale source permettant de détailler le parcours des combattants français pendant la Grande Guerre, qu’ils soient appelés, hommes du rang ou encore sous-officiers. Et comme cela l'a été rappelé à plusieurs reprises lors de ce challenge, les renseignements débordent largement le cadre strictement militaire puisqu'on y trouve l’état civil du soldat, mais aussi son « signalement », c'est-à-dire sa description physique.

Détail du feuillet matriculaire d'Albert Daulier conservé aux AD de l'Yonne (1 R 660)

Bien que né à Paris, en 1883, Albert Daulier a été incorporé dans l’Yonne, berceau de sa famille maternelle. Grâce au feuillet matriculaire on retrouve ses corps d’affectations successifs ainsi que les localités où il a habité. Et on y trouve bien sûr le détail de ses campagnes. 

Détail du feuillet matriculaire d'Albert Daulier conservé aux AD de l'Yonne (1 R 660)
Engagé volontaire le 17 février 1902 pour cinq ans dans le 1er RIC, il est finalement réformé le 27 janvier 1906. Au moment de la déclaration de la guerre il est placé dans la réserve de l’armée d’active, qui dure 11 ans depuis la loi de mars 1905. À la veille de la guerre, la loi du 7 août 1913 porte à 28 ans l’ensemble des obligations militaires. Rappelé à l’activité le 18 décembre 1914 dans le 82e régiment d’infanterie, Albert Daulier est finalement passé au 169e RI le 21 mai 1915 quelques jours avant sa disparition...

Mais j'aurai l'occasion de revenir sur l'exemple du soldat Daulier, sur l'indexation collaborative ainsi que sur l'ensemble des sources permettant de retracer le parcours d'un Poilu, à l'occasion d'une conférence lors du forum national de généalogie Géné@2014, et je suis très reconnaissante à la Fédération française de généalogie pour son invitation.


(1) Les pièces matricules sont conservées dans de nombreux services d’archives ne relevant pas des mêmes institutions, ce qui rend l’interopérabilité des données d’autant plus souhaitable.
(2) Par la délibération n° 2013-281 du 10 octobre 2013, la CNIL a en outre autorisé la constitution, à partir des bases d’indexation départementales, d’une base nationale dont la consultation renverra aux fichiers images des registres matricules hébergés par les départements.  


vendredi 27 juin 2014

X comme X... Archives administratives des unités et des états-majors

En pleine commémoration du Centenaire 14-18 et quelques mois avant l'inauguration du Grand Mémorial, l'importance des registres matricules pour les recherches généalogiques n'est plus à démontrer ! J'aurai d'ailleurs l'occasion d'y revenir dans Y comme...

Moins évidente, la série X [qu'il faut faire précéder du sigle GR qui désigne la famille de cotes Guerre] du Service historique de la Défense est une autre source extrêmement précieuse pour qui s'intéresse à la carrière militaire de ses ancêtres. Elle s'étend de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle et conserve les archives administratives des unités, des états-majors et plus généralement de l'administration militaire. 

Je pense notamment à trois sous-séries qui méritent le détour :

Inventoriées dans la sous-série GR Xy, les archives de l’hôtel des Invalides (1670-1910)  comprennent à la fois des registres collectifs d’admission et des dossiers individuels de pensionnés. À la date du 22 juin 2014, et grâce aux dépouillements de bénévoles, ce sont 128112 actes et 25676 communes françaises qui sont actuellement décrits dans la base de données Hôtel des Invalides.

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Page d'accueil de la base de données Hôtel des Invalides

Il me semble également utile dans certains cas de se reporter à la collection de textes réglementaires manuscrits et imprimés (GR X1 à X3) et notamment à la sous-série GR X1 qui conserve les originaux des décrets de nomination dans les grades ou décorations conservés  et classés à leur date.


Votre ancêtre était une femme... à travers les archives militaires !

Enfin, en rédigeant « Vos ancêtres à travers les archives militaires », j'ai découvert l'existence de la sous-série consacrée à l'état civil (GR Xz). Bien que peu volumineuse, on y trouve des documents à forte valeur ajoutée généalogique, comme des registres de mariage et de naissance pour les villes algériennes de Laghouat (1855-1862) et Skikda [Philippeville] (1838-1848), alors sous administration militaire (GR Xz 124 et 125).

Votre ancêtre est... né (p. 96)
Il s’agit par conséquent de documents antérieurs à ceux conservés aux Archives nationales d'outre-mer.

jeudi 26 juin 2014

W comme Weiss

À toutes les époques et dans tous les camps, les guerres ont bouleversé les destins individuels et modifié à jamais les histoires familiales. Ainsi, à la veille de ses quatre ans, Simonne Daulier, née le 2 juin 1911 dans la Manche devenait orpheline... Mathilde Weiss, elle, était née quatre mois plus tard le 2 octobre 1911, mais en Alsace... 

C'est à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en 1945, que sa vie basculera avec la mort de son mari, Aloyse Fontaine, incorporé de force dans l'armée allemande... quelques mois plus tôt... à l'âge de 36 ans.

Et d'une guerre l'autre, l'histoire se répète... une veuve et une orpheline de six ans, Anne-Marie, qui ne pourra finalement se recueillir sur la tombe de son père, disparu quelque part sur le front russe, que soixante ans plus tard !


Rencontre avec Armand Klein, un ancien Malgré... par France3Alsace
 
Pour la première fois, quatre Malgré-nous, incorporés de force dans la Wehrmacht, ont pu participer aux cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement, le 6 juin dernier en Normandie.

Sur Pegasus Bridge © J-F. Dolisi

Ma fille Cécile n'a pas connu Mathilde, son arrière-grand-mère, décédée sept ans avant sa naissance. Mais elle plaisante toujours sur le fait de descendre à la fois d'une branche alsacienne Weiss (blanc) et d'une branche mosellane Schwartz (noir)... Une sorte de Yin et Yang, version généalogique... tout comme le blason du pays messin « Parti d’argent et de sable » en langage héraldique, coupé en deux, blanc à gauche et noir à droite !  


 
Blason de la ville de Metz


Une chanson de 1541 explique le symbolisme de ces couleurs, dans le couplet suivant que l'on retrouve sur le site Tout Metz :  

« Qui les couleurs voudra savoir
De nos armes ? C’est blanc et noir.
C’est que par blanc : Vitas bonis,
Et par noir : Mors est malis »
(par le blanc : la vie aux bons ; par le noir : la mort aux méchants)



mercredi 25 juin 2014

V comme « Vos ancêtres à travers les archives militaires »

À aucun moment je n'ai imaginé atteindre la lettre V de ce challenge... Mais puisque j'y suis parvenue - certes à grand peine et avec de nombreux détours - j'en profite pour faire un retour sur la publication que j'ai coécrite avec Vincent Mollet dans le cadre de la Journée du généalogiste, évoquée à la fin de mon billet R comme Revues...

3e édition mise à jour parue en juin 2013
Nous avons eu grand plaisir à explorer les innombrables ressources du Service historique de la Défense afin d'essayer d'en faciliter l'approche pour les généalogistes... même si nous avons écrit l'ensemble des textes au pas de charge pour permettre la sortie de l'ouvrage le 22 juin 2012... 4 jours à peine avant la manifestation !

Annonce de la sortie du guide sur ma page Facebook
C'est pourquoi, l'année suivante, cette publication a été complétée par un Guide du lecteur précisant les modalités pratiques d'accès aux archives, ce qui n'était pas l'objectif de « Vos ancêtres à travers les archives militaires ». Coédité avec Archives & Culture... « Archives militaires mode d'emploi » est également paru in extremis pour les Rendez-vous de l'histoire de Blois... quelques jours après mon départ du SHD.

Détail de la couverture du dossier de pension (SHD, GR 3Yf 68405)
Nous avons énormément appris en écrivant et nous avons surtout beaucoup ri ! Pour la petite histoire, nous avons été tiraillés entre l'est et le sud-ouest en essayant, tant que faire se peut, d'illustrer l'ouvrage avec nos propres références généalogiques, qui se sont glissées au fil des pages. À titre d'exemple... le dossier de pension publié page 18 concerne le capitaine de Marien originaire de Betting !

Je profite de ce billet, pour remercier toutes celles et ceux qui ont fait connaître cet ouvrage et ont contribué ainsi à son succès, et tout particulièrement :
Il se murmure qu'une quatrième édition [réimpression] serait envisagée...


  

mardi 24 juin 2014

U comme Ubuntu

Le 31 mai dernier, lorsque j'ai créé mon blog pour participer au ChallengeAZ, j'ai trouvé assez facilement un titre qui me correspondait. Pour ce qui est de sa description, elle me semblait couler de source : « Entre archives et histoire... en passant par la généalogie, l'héraldique et surtout le numérique ». Or, arrivée à la lettre U, je m’aperçois que les technologies numériques... qui sont mon dada, sont les grandes absentes de ce défi !

Logo Ubuntu
Tout le monde connaît Windows... mais qui connaît Ubuntu ? J'avoue avoir découvert ce système d’exploitation gratuit, constitué de logiciels libres, à l'occasion d'un congé de formation professionnelle, il y a quatre ans, à  l’École nationale des chartes.
Schéma conceptuel autour du logiciel libre
Le concept du « logiciel libre » doit à peu près avoir mon âge ! Pour ne pas être dit propriétaire, il faut respecter quatre libertés essentielles... Je suis loin d'être une intégriste du libre, mais il me semble qu'il faut se poser certaines questions quant à notre rôle sur le web... même si je n'ai pas toutes les réponses, loin s'en faut !

Ce qui me semble évident, c'est que les usagers d’internet participent à son développement en publiant des vidéos, des blogs, des commentaires... Ainsi, le nuage de tag fait partie du web en contribuant à son indexation... C'est la raison d'ailleurs pour laquelle, j'en use et j'en abuse !

Je n'en suis pas encore à l'internet des objets (IdO), même si je commence à réfléchir à la description des données événementielles culturelles sur le web 3.0. Tout un programme ! Quel rapport avec la généalogie me direz-vous ? Lointain, je vous l'accorde... Quoique.

Durant ma formation j'ai eu à réaliser un site de généalogie(1) en utilisant les technologies PHP/MySQL dans le cadre d'un travail d'équipe. Bien que perfectible, cet exercice m'a permis d'approfondir certaines réflexions sur la structuration et les échanges de données en général et la norme GEDCOM en particulier.

Pour réaliser ce travail, j'ai exporté une partie de l'arbre généalogique de ma fille et j'ai simplement modifié certains patronymes, Launey devenant Duverny ! Deux noms de famille qui tirent leur origine du même arbre : l'aulne.

Page d'accueil du site de généalogie de la famille Duverny (par Cécile Cabantous)



(1) La famille Duverny souhaite mettre en ligne son arbre généalogique, avec des photos des membres de sa famille...


lundi 23 juin 2014

T comme Tahiti

À la naissance de ma fille Suzane... le livret de famille s'est envolé pour Tahiti, à Pirae, où son père était né une trentaine d'années plus tôt. Un moment il avait été envisagé de le prénommer Téva... qui signifie prince des voyages...

Détail du livret de famille : sceau de la mairie de Pirae

Aussi, pour perpétuer la tradition, le troisième prénom de ma fille cadette est Hina, déesse polynésienne de la Lune... qu'elle arbore fièrement sur son tee-shirt... également peint d'une fleur de tiaré.

Tee-shirt commémoratif... peint par Sabine, sur une autre île paradisiaque
 
Moorea à la fin des années 70
Bonjour Tahiti... vers 1975
L'expérience polynésienne marque profondément et durablement toutes celles et ceux qui ont eu la chance d'y vivre quelques années... et cela reste un thème privilégié de toutes les réunions de famille. 
Alors, rien que pour le plaisir et pour démontrer qu'il n'y pas que les Haïdouks... voici un autre moment de nostalgie !



samedi 21 juin 2014

S comme Schwartz

Christophe Schwartz (1847-1923)
Le premier des Schwartz à s'installer ferme de Betting s'appelle Christophe. Il est le fils ainé de Jean Schwartz, qui perd en 1852 sa fille, Marie, âgée de trois ans et son épouse, Élisabeth Fotré, suite à la naissance de Pierre, leur cinquième enfant. 
Veuf et père de quatre fils, nés entre 1847 et 1852, Jean Schwartz se remarie l'année suivante avec Anne Catherine Klein, originaire de Marienthal, avec qui il aura encore cinq enfants, tous nés à Seingbouse.
L'une des conséquences de ce second mariage sera l'exode des trois frères de mon AAGP vers l'Algérie... comme j'ai eu l'occasion de l'évoquer dans O comme Oran.
Arbre d'ascendance d’Émile Schwartz

Après avoir opté pour l'Alsace-Moselle(1), Christophe épouse en juin 1874, Marie Catherine Brun, de la ferme de Betting. C'est vraisemblablement grâce à une aide financière des frères oranais... que le couple parviendra à acquérir l'ancienne bergerie des Seigneurs de Betting et les terres avoisinantes... mais cela reste à vérifier !

Marie-Madeleine et Christophe Schwartz (2e et 3e en partant de la gauche)
Entouré de cinq sœurs, leur fils unique, Christophe, continuera tout naturellement l'exploitation agricole. Il épouse en 1908 Marie-Madeleine Schwartz, originaire de Maxstadt. Tous les deux sont cousins éloignés puisqu'ils descendent de Jean Schwartz (1714-1784) et Gertrude Becker (1719-1778).

Liste de descendance de Jean Schwartz
De 1910 à 1916, mes AAGP ont eu quatre enfants : Émile, Édouard, Marie et Christoph décédé prématurément le 25 décembre 1931 à l'âge de 15 ans. 

Émile Schwartz (1910-1986)
Vous savez déjà que mes grands-pères s'appelaient tous les deux Émile... et vous étiez sans doute impatients d'en apprendre un peu plus sur le père de ma mère... née Schwartz, à Betting, à l'époque de la seconde annexion de la Moselle, comme le confirme le stempel [tampon] apposé sur le livret de famille.
Eh bien, ce beau militaire, c'est mon grand-père maternel, qui a épousé en 1937, Cécile Thiel, née à Cappel. Décédée quelques mois après la naissance de ma fille Cécile, ma grand-mère a été très touchée par le choix de ce prénom.
Pour respecter la tradition et en raison du droit d’ainesse, Émile Schwartz a continué l'exploitation laitière familiale... comme son fils après lui.
Vous l'aurez compris les Schwartz sont attachés à leur terre ; car elle est belle notre Lorraine !



(1) Les Alsaciens-Lorrains domiciliés dans les territoires cédés n'avaient aucune déclaration à faire auprès des autorités françaises pour perdre leur nationalité française
  

vendredi 20 juin 2014

R comme Revues...

Avant de quitter le Service historique de la Défense, j'ai eu la chance de contribuer pendant quelques mois à la réalisation de la Revue historique des armées fondée en 1945. Depuis le n° 271, la revue s'est enrichie d'une nouvelle rubrique comme annoncé dans l’éditorial :
Parallèlement à ces évolutions de fond, la revue s’enrichit désormais d’une rubrique régulière consacrée à la généalogie. Intitulée « Généalogie », elle vise également à mieux répondre à la diversité des attentes de notre lectorat. Comme les articles consacrés à la symbolique et aux traditions militaires, cette nouvelle rubrique sera présente dans chaque numéro.


Quatre articles sont d'ores-et-déjà parus, dont trois disponibles en ligne sur la plateforme Revues.org :
Le dernier article paru dans le n° 274 est consacré à un exemple d’indexation collaborative sur le site Mémoire des hommes... dont j'ai eu l'occasion de vous dire deux mots dans D comme DAULIER


Suzane parcourant l'article de la RHA sur son AAGP

rfg n° 212 p. 10
Je n'ai pas intitulé ce billet R comme Revue historique des Armées, ni R comme Revues.org... car je voulais également y inclure La Revue française de généalogie (rfg) que je lis avec grand plaisir depuis des années et dont j'attends la parution toujours avec la même impatience. La diversité des sujets traités et la qualité des articles publiés m'enthousiasment à chaque fois.

Et c'est notamment grâce à l'aide et aux conseils de son rédacteur en chef que nous avions réussi à organiser une très belle Journée du généalogiste dans les archives militaires en 2012.... ainsi qu'un retour d'expérience (RETEX) sur cette manifestation unique, en 2013, dans le cadre du forum des archivistes d'Angers.



jeudi 19 juin 2014

Q comme Quand le vin est tiré, il faut le boire

Comme j'avais déjà utilisé un joker pour la lettre N... j'ai longuement cherché l'inspiration pour ne pas me défausser une seconde fois. Car « quand le vin est tiré... il faut le boire »  ! 

Fête du patrimoine à Aubigné sur Layon (août 2010)
J'avais bien une Catherine Quideville, née à Brix le 23 juillet 1641 parmi les ancêtres de ma fille Suzane...  Mais en voulant en savoir un peu plus sur ce sosa n° 4287...  je n'ai trouvé sur Internet que des informations contradictoires qui ont fini par me décourager !

Détail de la liste de descendance de Catherine Quideville
Par conséquent, j'ai préféré suivre une nouvelle piste, celle du Quizz généalogique. Mais après vérification, celle-ci avait déjà été largement empruntée lors du précédent ChallengeAZ sur les blogs de Lulu Matern'Elles ou encore Sorcière.

Il me restait encore le Québec... où mon filleul vient de s'installer il y a quelques mois. Mais que dire de plus sur les PVTistes (Permis Vacances-Travail) au Canada, mis à part qu'il y a de plus en plus de français à tenter l’aventure.

Vue de Montréal depuis la colline mont Royal au Québec (Photo Sabine Heiser)
Donc, vous l'aurez compris, je me suis rabattue sur nos bonnes vieilles expressions qui m'ont bien sauvé la mise... Il y avait aussi « Qui s'y frotte s'y pique » et « Qui veut voyager loin ménage sa monture » !




mercredi 18 juin 2014

P comme Pierre

Si ma fille Cécile avait été un garçon... elle se serait prénommé Pierre. Ce n’est que seize ans plus tard que j’ai compris la raison inconsciente de ce choix… et l’importance de ce prénom… transmis de génération en génération.
En cette fin de XXe siècle, je n’avais pas encore débuté ma généalogie et je n’avais pas la moindre idée des prénoms de mes ancêtres masculins, à l’exception de mes grands-pères qui s’appelaient tous les deux Émile ! J’ai attribué ce manque d'originalité à l’annexion allemande et à la difficulté de trouver des prénoms à consonance germanique. Durant cette période, les prénoms portés par ma famille se prononcent de la même manière en français et en allemand… Ainsi, les hommes qui naissent dans la branche agnatique s’appellent Christoph[e], August[e], Victor ou encore Emil[e]… CQFD.

La même difficulté se présentera pendant la Deuxième Guerre mondiale, où les Vorname [prénoms] des enfants nés durant la seconde annexion de la Moselle devront être germanisés.

Extrait du livret de famille de mes grands-parents maternels
J'ai déjà eu l'occasion de mentionner mon AAGP Georges, qui est le premier des Heiser à s'installer à Béning. Lorsqu’il se marie le 26 novembre 1866, il vient de perdre deux ans plus tôt son jeune frère Pierre. Soldat de 2e classe au 11e régiment de chasseurs d’Afrique (1er escadron,  matricule 4397), le militaire est décédé au combat de Saïn-Lagla le 26 avril 1864... il y a 150 ans.

Bibliothèque municipale de Toulouse
Journal de Toulouse (16 juin 1864)
Pierre, était né le 17 mai 1840 à Farébersviller et avait 3 ans de moins que mon AAGP... Et, tout naturellement, Georges appellera son premier fils Pierre, en souvenir de son jeune frère décédé en Algérie par suite des blessures faites par l’ennemi. 

Arbre mixte de Georges Heiser
Pierre était également le second prénom de mon père... vraisemblablement en souvenir de l'ancêtre disparu prématurément en Algérie.

mardi 17 juin 2014

O comme Oran

Oups... J'avais l'intention de vous rendre compte d'une conférence sur l'onomastique graphique qui devait se tenir hier aux Archives nationales à Paris... mais qui a finalement été annulée suite à la grève ! 

Pour la lettre O, je vous emmène donc à Oran... où une partie de ma famille maternelle s'est installée au XIXe siècle.  Dans les faits, nous étions les casaniers de la fratrie... puisque mon AAGP Christophe, l'ainé des enfants de Jean Schwartz, est le seul fils [d'un premier mariage] à rester en Moselle pour cultiver la terre... et ce sont ses trois frères, nés entre 1850 et 1852, qui sont partis au loin...

Détail de l'arbre de descendance de Jean Schwartz
On retrouve la trace du décès du plus jeune, Pierre Schwartz, confiseur, grâce à l’état civil conservé par les Archives nationales d'outre-mer et disponible sur l'application IREL (Instruments de recherche en ligne). Un outil qui m'a été très utile lorsque je travaillais au Service historique de la Défense pour orienter les lecteurs arrivés par erreur à Vincennes...

Copie d'écran de l'application IREL des ANOM
En interrogeant l'application hier, j'ai rencontré des difficultés pour visionner les images... vraisemblablement en raison de nouveaux paramètres de sécurité qui empêchent certaines mises à jour. J'espère qu'une solution technique pourra être rapidement apportée car il s'agit là d'une base de données extrêmement précieuse pour les généalogistes. 

Au début de ma quête généalogique, mes investigations ont été grandement facilitées par les recherches entreprises par un cousin lointain, qui était revenu d'Algérie, et qui avait réalisé un immense  travail, à une époque où rien était informatisé... et où nous n'étions pas tributaire d'un plug-in sur Java ! Je reste totalement admirative face à ces fourmis de la généalogie qui ont amassé avec patience et méthode des trésors, et surtout, qui ont su les transmettre.

Voici un exemple de document réalisé par notre cousin d'Algérie, qui m'est parvenu par le biais de ma marraine... Du grand art !

Fiche réalisée par M. Charavel, cousin d'Algérie




lundi 16 juin 2014

N comme Non-choix

Pour la lettre N, j'avais le choix entre Nousseviller-Saint-Nabor, village natal de Marguerite Thiel, et Nordez, une branche ascendante de Jeanne Gervais. Face à ce non-choix... et à mi-parcours de ce #ChallengeAZ, j'ai décidé de m'éloigner un peu de mes ancêtres pour m'offrir une journée de vacances à Noirmoutier.

Chouette nature au port de pêche de l'Herbaudière (décembre 2011)
Tout comme Ingrandes, dont j'ai eu l'occasion de vous dire quelques mots dans L comme Loire, l'île de Noirmoutier fait partie de mes coups de cœur ! 

Le passage du Gois à marée haute (avril 2012)

Reliée depuis plus de quarante ans au continent par un pont, l'île est depuis toujours accessible à marée basse grâce au passage du Gois... où sont organisées depuis 1987 les Foulées du Gois, une course à pied extrêmement spectaculaire qui se déroulera cette année le 5 juillet prochain.



Restaurant La Marine... déclinaison autour de la bonnotte (novembre 2013)
L'île est également réputée pour sa production de sel marin ainsi que pour les fameuses bonnottes, une variété de pommes de terre... qui ne laisse pas insensible la lorraine que je suis ! Et en plus... elle serait originaire de Barfleur dans la Manche... ce que je viens de découvrir grâce au blog passion généalogie normande.

Et pour se préparer psychologiquement aux congés estivaux... qui approchent, voici un petit souvenir de l'été 2011, sur la plage des dames... où j'ai découvert ce qu'était un flash mob !

samedi 14 juin 2014

M comme Mineur de fond

J'aurais pu consacrer la lettre C à Creutzwald... mais je n'ai fait qu'y naître, à l’hôpital des mines... comme tous les enfants des employés des Houillères du Bassin de Lorraine (HBL) ; mon père était chef porion. Certains de mes camarades de classe ont encore opté pour ce dur métier... quelques années du moins avant que les mines ne ferment définitivement en avril 2004

L’arrêt de la production de la dernière mine française (La Houve) a mis un terme à l’exercice du métier de mineur de houille. Au début des années 50, quand mon père a commencé sa carrière, le charbon c'était l'avenir... Et d'ailleurs, il n'est pas parti en Algérie, comme les autres conscrits de sa génération, car le pays avait besoin de lui... au fond du puits !

Détail du livret matricule de mon père
Aujourd'hui, le Musée Les Mineurs Wendel permet de découvrir l’épopée des mines de charbon en Lorraine ainsi que la place importante tenue par le mineur. Le musée du carreau Wendel bénéficie du label Musée de France et fait partie du réseau des grands sites de Moselle

Logo des Grands Sites de Moselle
C'est à Saint-Avold, au Centre des archives industrielles et techniques que sont conservés les fonds des HBL grâce auxquels il est possible d'étudier l'histoire du bassin minier. Une histoire que la Lorraine partage avec d'autres régions. Créée en 2004, l’Agence Nationale pour la Garantie des Droits des Mineurs  (ANGDM) compte près de 200000 bénéficiaires répartis sur tout le territoire français, qui ont exercé leur activité principalement dans le secteur du charbon, mais pas seulement…  

Logo du projet Mineurs du Monde
Grâce à un partenariat entre la Région Nord-Pas de Calais, les Archives nationales du monde du travail et l’ANGDM, le projet « Mineurs du monde » valorise l’expérience de la reconversion durable d’un territoire. La fresque interactive de l’Institut National Audiovisuel permet en outre de sensibiliser un large public à l’histoire de la mine mais également de l’après-mine.
 
Installé sur le carreau de l'ancienne fosse Delloye, le centre historique minier de Lewarde offre un plongeon dans l'univers de la mine tel qu'il était au début du siècle. 



Mon père adorait son métier, et paradoxalement, trouvait le mien [archiviste] très sale... Avec tous ces vieux papiers... qui ont trainé dans toutes les mains !