samedi 23 mai 2015

10000 pages vues en 1 an... Merci le #ChallengeAZ !

À J-8 du #ChallengeAZ nous sommes déjà plus de 50 à vouloir relever le défi orchestré avec brio par Sophie Boudarel de La Gazette des Ancêtres.


Fin mai 2014, pour pouvoir me lancer dans l'aventure, j'ai créé mon blog en quelques heures... n'imaginant pas un instant où je mettais les pieds ! Un an plus tard... et bien que je n'ai pas été très active après le mois de juin... ce sont trente-deux billets publiés... et plus de 10000 pages vues !
Alors, si votre couple ne bat pas de l'aile... je vous encourage vivement à participer au #ChallengeAZ 2015... même si à la fin, on en sort un peu zinzin !

#ChallengeAZ : bientôt le grand jour

vendredi 1 mai 2015

Mourir ou ne pas mourir… pour la France ?

En 2015, le ministère de la Culture et de la Communication a inscrit au titre des Commémorations nationales le centenaire de la mention « Mort pour la France », instituée par la loi du 2 juillet 1915. Plus de 1,3 million de militaires français décédés au cours de la Première Guerre mondiale ont obtenu cette mention, portée sur leur acte de décès.

Monument aux morts de Saint-Sever réalisé par Edmond Chrétien
Depuis la publication en novembre 2003 du fichier des « Morts pour la France » sur le site Mémoire des Hommes, la base de données s’est enrichie d’environ 1000 « morts » pour lesquels il a été possible de faire un lien direct entre la cause du décès et un fait de guerre. 

Ces nouvelles fiches correspondent en partie aux dossiers instruits ces dernières années par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre de Caen, en vertu du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre. 

Les Mosellans dans la Grande Guerre 


Durant la Première Guerre mondiale, les Alsaciens-Lorrains sont majoritairement mobilisés dans les armées du Reich. Il n’en reste pas moins qu’une partie d'entre eux sert dans l'armée française. De nombreux soldats s'engagèrent en effet sous un nom d'emprunt avant le 5 août 1914, date de la promulgation d'une loi française accordant la naturalisation immédiate aux volontaires alsaciens-lorrains ; on estime leur nombre entre 17000 et 25000. 

Dans les trois départements annexés depuis 1871 à l’Empire allemand (Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle), on dénombre 380000 mobilisés dont 50000 morts et 125000 blessés. Parmi eux, il est difficile de déterminer avec précision le nombre des Mosellans incorporés sous les drapeaux allemands et de surcroît français. Dès lors, il semble plus aisé de dénombrer les soldats nés en Moselle et morts au combat au cours de la Grande Guerre

Les archives de la Moselle recensent 
les morts de la Grande Guerre,
publié en 2011 sur le site de la RFG
Pour cela, l’enquête menée dans les années 1920 par le curé de Réning, l'abbé Louis Weber, constitue une bonne base de départ et a permis une première estimation autour de 17000 combattants mosellans tués en 1914-1918, en comptant natifs et résidents.

Après vérification des données manuscrites et comparaison avec les autres sources aujourd’hui disponibles (registres matricules, état civil, livre d’or du souvenir français, fiches des #MPLF, etc.), les archives départementales de la Moselle ont pu établir une nouvelle liste de plus de 15900 individus, dont 3500 natifs « d’ailleurs » (Alsace, France, « Vieille-Allemagne ») . 

On y dénombre 1538 soldats, soient environ 10 % des morts mosellans, tous natifs du département actuel, tombés sous l’uniforme français.

Dans l’état actuel de l’indexation du site Mémoire des Hommes, il est possible d’identifier 980 militaires ou victimes civiles originaires de Moselle, dont 896 ont obtenu la mention « Mort pour la France ». La publication en novembre 2014 du fichier des « non morts pour la France » a permis d’enrichir le site de 83 Mosellans supplémentaires. Dans un cas seulement, la mention reste « non statuée » ; il s’agit du général Frédéric Henry Micheler né à Phalsbourg et décédé le 15 août 1917 à Lyon.

Fiche détail de Frédéric Henry Micheler
publiée sur le site Mémoire des Hommes
Qu’en est-il pour cet officier général qui a opté pour la nationalité française le 1er juin 1872. Est-il mort ou non mort pour la France ? Et où sont passés les 558 combattants mosellans non retrouvés sur le site Mémoire des Hommes ? Sont-ils définitivement « perdus pour la France » ou sera-t-il possible à terme de retracer leur parcours militaire, notamment grâce au Grand Mémorial ?

Réponse(s) le lundi 15 juin 2015... dans le cadre des « Conférences des Généalogiques » qui se tiendront à l’Espace Reuilly (Paris 12e) !

samedi 28 mars 2015

Suzane, la génialogie et le papillon !

Alors que je pensais avec regret ne pas être parvenue à transmettre le virus généalogique à mes filles... la plus jeune s'est mise à la Génialogie le samedi 28 mars 2015 !


Arbre génialogique de Suzane !
Cours de Génialogie

Dans le cadre de la journée d'étude et de partage d'expériences « Des racines pour créer l'avenir », Suzane a spontanément dessiné un très bel arbre sur le tableau blanc... en jouant à la maîtresse, façon #Genecole15 !

Fière de ma cadette, j'ai immédiatement publié ces débuts prometteurs sur Instagram... déclenchant une réaction quasi immédiate de l'aînée : « Et moi ? :( »



Une photo publiée par Sandrine Heiser (@tokenheiser) le

Après vérification auprès de Suzane, sa grande sœur... c'est le papillon ! Il n'y a pas à dire... faire de la Génialogie avec les enfants... c'est de la poésie à l'état pur !

PS : ne pas effacer

dimanche 8 mars 2015

Du Livre d'or de la #1GM au Panthéon numérique des #MPLF

Le 7 mars 2015, lors du salon de généalogie qui s'est tenu dans le 15e arrondissement de Paris, j'ai eu l'occasion de revenir sur la notion de Panthéon numérique des « Morts pour la France » déjà évoquée fin septembre 2014 à Gene@2014 en écho à l'article consacré au soldat Daulier dans la Revue historique des armées :
« Il en va de même pour le Livre d’or de la Première Guerre mondiale. En conclusion de son remarquable article sur ce projet demeuré sans suite, Marie-Thérèse Chabord regrettait que "ce qui reste du monumental projet dorm[e] à tout jamais dans les cartons des Archives". Plus de 40 ans après la publication de ces lignes dans la Revue historique de l’Armée, l’évolution des technologies va permettre d’offrir enfin aux morts de la Grande Guerre leur panthéon numérique. »
Une loi du 25 octobre 1919 « relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande Guerre » prévoyait l’établissement d’un « Livre d’or ». Mais dès le début des années 1920, le projet semble voué à l'échec, et ce pour diverses raisons rappelées dans un article paru le 20 novembre 1921 dans La Voix du Combattant :

Conservé par les Archives nationales, le Livre d’or recense les « Morts pour la France » décédés entre le 2 août 1914 et le 24 octobre 1919, morts sur le champ de bataille ou à cause de dommages directement imputables au conflit ; ces listes communales sont consultables en ligne depuis 2014 à partir de la salle des inventaires virtuels.

Bien qu'instaurée il y a cent ans par la loi du 2 juillet 1915, la mention #MPLF est toujours d'actualité comme le démontre le tweet de Stéphanie Trouillard :
Commémorée en 2015 par le ministère de la Culture et de la Communication dans le cadre du centenaire de sa promulgation, cette loi est désormais intégrée dans le Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, articles L488 à L492 bis ; les demandes d'attribution sont aujourd'hui instruites par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre de Caen.  

C'est grâce au site Mémoire des Hommes que les « Morts pour la France » de la Première Guerre mondiale sont à l'honneur depuis la publication en ligne, en novembre 2003, des fichiers conservés par le Service historique de la Défense. Depuis le 7 novembre 2013, le ministère de la Défense propose en outre aux internautes d'annoter les fiches afin d’enrichir les index déjà existants.

Lancé dès le 17 novembre 2013, le défi collaboratif « 1 Jour  - 1 Poilu » a principalement pour objectif de développer et fédérer une communauté autour de l’indexation collaborative des fiches des soldats #MPLF sur Mémoire des Hommes. L’élément central du dispositif est l’alimentation quotidienne du compte Twitter https://twitter.com/1J1Poilu.

Bandeau du compte twitter 1 Jour - 1 Poilu @1J1Poilu
Dans le cadre des commémorations du centenaire, les services publics et les bénévoles contribuent ainsi quotidiennement à rendre hommage aux soldats de la Première Guerre mondiale... permettant finalement au Livre d'or d'aboutir... sous un autre format !  De fait, le projet originel n'est pas demeuré sans suite... car la publication est bien réelle… ou plutôt virtuelle !

Car annoter les fiches des « Morts pour la France » contribue à les faire connaître au plus grand nombre en facilitant les recherches. Cette annotation collaborative est d’autant plus utile que les données du site sont exposées en OAI-PMH permettant le « moissonnage »... notamment par le Grand Mémorial.

En indexant chaque jour la fiche d’un Poilu #MPLF et en partageant ces informations sur Twitter avec le mot-dièse #1J1P, les internautes ne créent-ils pas un Panthéon numérique à la mémoire des combattants de 14-18 ?


dimanche 7 décembre 2014

Miss Armoiries 2015... Nord-Pas-de-Calais !

Lors de la cérémonie de Miss France 2015, les candidates ont revisité le costume traditionnel... ou folklorique. 

Extrait de l’élection Miss France 2015, diffusée sur TF1 le 6 décembre 2014



Passée un peu inaperçue, Miss Lorraine a défendu la culture régionale en arborant une robe plutôt discrète mais laissant deviner sous un tulle noir deux jolies pivoines... fleurs emblématiques de la Moselle !


Robe héraldique de Miss Poitou-Charentes
Si Miss Bretagne présentait une hermine sur sa robe blanche et noir, trois autres jeunes filles ont porté haut les couleurs de leurs régions en s'inspirant plus ou moins librement de l'héraldique traditionnelle.

Ainsi, Miss Poitou-Charentes était revêtue d'une création originale se blasonnant "Coupé d'argent et de sable au lion de gueules brochant sur le tout"... il manquait cependant "armé et lampassé d'azur", c'est-à-dire... les griffes et la langue bleues !

Robe à la croix de Toulouse
"De gueules à la croix cléchée et pommetée de douze pièces d'or", la croix occitane sur fond rouge était un accessoire très visuel de la tenue de Miss Midi-Pyrénées !
Mais au final, c'est bien le blason de la région Nord-Pas-de-Calais qui s'est imposé. La gagnante est "D'or au lion de sable armé et lampassé de gueules" !

Miss France 2015

samedi 18 octobre 2014

De Gene@2010 aux #MatinsMalins

Mes occasions de croiser des généalogistes [dans la vraie vie... et en dehors des cimetières] étant de plus en plus rares, je les apprécie d'autant plus ! Ainsi, ces dernières semaines, j'ai eu la chance de présenter une conférence dans le cadre du Forum national de généalogie et de rencontrer Sophie Boudarel [qui a publié mon portrait de généablogueuse dans La Gazette des ancêtres] en participant aux Matins malins...

5e session des Matins malins avec @mbourlet


que vous êtes nombreux à avoir suivis en #LT avec le hashtag #MatinsMalins...
pour tout savoir sur Votre ancêtre Poilu sur Internet !

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#MatinsMalins #Geneanet #1GM #Bouin #MPLF #Commemo14 La boucle est bouclée !

Ceci me permet de poursuivre une réflexion débutée il y a quelques jours avec ma collègue en charge des réseaux sociaux aux Archives de France après notre participation au Midi de la Culture... spécial #stratégie #socialmedia !
Il m'apparait, en effet, que loin d'éloigner les twittos... Twitter permet leur rapprochement ! Car les contributeurs aux réseaux sociaux ont vocation à se rencontrer et à échanger de vive voix avec leur communauté d'intérêts dès que les occasions se présentent. À l'issue de Géné@2014, où j'ai présenté ma modeste contribution au Panthéon numérique des Morts pour la France, je me suis remémorée... non sans émotion... le début de cette aventure généalogique...

Et que de chemins parcourus depuis Géné@2010, année où je me suis rendue en famille et pour la première fois au Forum national de Généalogie. Sur le stand de la Fédération française de généalogie (FFG), j'ai rencontré le président et lui ai exposé mon souhait d'essayer de faire mieux connaître les Archives militaires aux généalogistes... Dès lors, les projets se sont succédé :
J'ai beau être très connectée et accro aux réseaux sociaux, je suis convaincue que rien ne remplacera jamais une poignée de main !

samedi 11 octobre 2014

Célèbre-t-on les rebelles ?

Cette année, les Rendez-vous de l'Histoire de Blois se sont penchés sur la question épineuse des rebelles en tous genres ! Qu'il s'agisse d'oppositions politiques, de mouvements populaires, de critiques de la société ou encore de dissidences religieuses...
J'en ai profité pour rechercher parmi les 1150 commémorations publiées depuis 1999 sur le site des Archives de France des « rebelles » mis à l’honneur...

Ainsi, j'ai présenté le 10 octobre 2014 dans le cadre des rencontres pédagogiques, les ressources numériques accessibles en ligne dans la rubrique « Commémorations nationales ».



Un constat s’impose... Parmi la centaine d’anniversaires retenus chaque année par le Haut comité aux Commémorations nationales, les « rebelles » occupent une place importante. De Jeanne d'Arc à l'abbé Pierre en passant par Louise Michel, j'ai sélectionné quelques exemples de personnalités emblématiques de notre histoire, célébrées ces quinze dernières années.

L’historienne Michelle Perrot, qui préside cette 17e édition des Rendez-vous de l’Histoire, a notamment rédigé en 2004 l'article consacré à George Sand à l'occasion du bicentenaire de sa naissance :
Enfin Sand fut une femme engagée dans tous les combats du siècle : contre l’injustice et la misère, la peine de mort et la prison ; pour les poètes ouvriers, l’émancipation paysanne, les droits des femmes ; pour la libre pensée, l’avènement des nationalités (surtout en Italie) ; pour la République, « une République démocratique et sociale », fondée sur l’égalité, le suffrage « universel », la laïcité, la non violence.